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19 avril 2026

Du Kosovo à Prague : pourquoi j'ai quitté ma zone de confort pour étudier la recherche économique

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Blend de Kosovo 🇽🇰

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  1. Mon parcours
  2. Pourquoi j'ai choisi le chemin difficile
  3. Naviguer dans le labyrinthe des candidatures
  4. La réalité du financement et des choix
  5. Combler le fossé académique
  6. Mes conseils aux étudiants chez moi

Mon parcours

Je m'appelle Blendi, je suis étudiant en master à CERGE-EI Prague, et quand je terminais ma licence à l'Université de Pristina, j'ai été confronté à un choix que de nombreux étudiants au Kosovo doivent faire. Je pouvais rester chez moi, y préparer un master ou commencer ma carrière immédiatement, ou faire mes valises et partir à l'étranger.

Ce sont mes professeurs qui m'ont vraiment poussé à regarder au-delà. Au Kosovo, le système éducatif pour l'économie est assez traditionnel. Il se concentre davantage sur les caractéristiques spécifiques de notre secteur privé local que sur l'aspect mathématique et scientifique du domaine. Ils m'ont dit que si je voulais une perspective différente et des connaissances plus approfondies, je devais voir comment le reste du monde faisait les choses.

Maintenant que je termine mon master en recherche économique à CERGE-EI, je peux dire qu'ils avaient tout à fait raison. Quitter la maison n'était pas seulement une question de diplôme. C'était combler les lacunes de mes connaissances et me prouver qu'un étudiant d'un pays en développement comme le mien peut tenir sa place dans le monde académique international.

Pourquoi j'ai choisi le chemin difficile

J'ai toujours été passionné par les maths et les sciences, mais je suis aussi quelqu'un de social. Je veux que mon travail ait un impact réel sur la vie des gens. L'économie m'a semblé être le pont parfait entre ces deux mondes. Surtout dans un pays comme le Kosovo, nous avons besoin de personnes qui comprennent les données mais qui savent aussi communiquer et contribuer à la société.

J'ai su très tôt que je voulais faire de la recherche. J'ai travaillé un peu dans le secteur privé, mais je n'ai jamais eu l'impression de pouvoir y donner le meilleur de moi-même. Pour apporter une vraie contribution, surtout à l'ère de l'IA, une licence n'est tout simplement plus suffisante. J'avais besoin d'apprendre à faire de la recherche concrète, quelque chose que je n'avais pas vraiment maîtrisé chez moi.

Naviguer dans le labyrinthe des candidatures

Postuler pour un master tout en finissant sa licence, c'est beaucoup de travail. Le plus grand défi pour moi était le manque de connexions. Quand tu viens d'une nouvelle université dans un pays en développement, beaucoup d'établissements internationaux n'ont jamais entendu parler de ton école et j'ai dû trouver comment combler cet écart.

J'ai contacté des personnes de mon département qui étaient déjà partis à l'étranger. Ils m'ont aidé à peaufiner mon CV et m'ont dit à quels professeurs demander des lettres de recommandation. J'ai fini par demander à une dizaine de professeurs différents de m'écrire des lettres afin de pouvoir choisir les plus solides pour chaque candidature.

J'ai aussi passé des mois à préparer l'examen IELTS. Tout le monde au Kosovo parle un peu anglais, mais passer un test académique standardisé, c'est différent. J'ai commencé tout le processus en septembre de ma dernière année de licence et je n'ai pas arrêté jusqu'à ce que tout soit envoyé.

La réalité du financement et des choix

Je vais être honnête : le Royaume-Uni était mon premier choix pour sa réputation et pour la langue. J'ai été accepté dans les programmes auxquels j'avais postulé là-bas, mais la partie financière était un obstacle énorme. Les bourses disponibles pour les étudiants kosovars sont souvent limitées ou ont des exigences très spécifiques en termes d'expérience professionnelle que je n'avais pas encore, car j'étais encore aux études.

C'est ainsi que je me suis retrouvé à Prague. Mon institution, CERGE-EI, était incroyablement accessible. Au moment où j'ai postulé, il n'y avait pas de frais d'admission et le programme lui-même est gratuit. Ma famille m'aide avec les frais de logement, qui sont beaucoup plus raisonnables ici qu'à Londres. C'était une décision pratique qui m'a permis de continuer à avancer sans prendre d'année de césure.

Combler le fossé académique

La transition du Kosovo à Prague a été un véritable réveil. En licence, nous avons effleuré la statistique et l'économétrie, sans vraiment approfondir. Quand je suis arrivé ici, j'ai dû travailler deux fois plus dur pour rattraper mon retard. J'ai passé ma première année à essayer simplement de me connecter avec les étudiants de la République tchèque et d'ailleurs.

Mais la belle chose, c'est qu'on finit par converger. En deuxième année, j'avais l'impression d'être au même niveau, peut-être même un peu en avance dans certains domaines. L'apprentissage ici est très autonome. Les professeurs te donnent une date limite et te laissent te débrouiller. Il faut avoir la discipline de les solliciter et le courage de poser des questions.

Mes conseils aux étudiants chez moi

Si tu es étudiant au Kosovo ou ailleurs et que tu envisages de partir à l'étranger, mon meilleur conseil est simple. Lance-toi. Ne te demande pas trop longtemps si tu es assez qualifié. Nous sommes tous des êtres humains. Il n'y a aucune différence biologique entre un étudiant du Kosovo et un étudiant des États-Unis ou de Chine. S'ils peuvent le faire, tu peux le faire aussi.

Je recommande aussi de faire un échange Erasmus si tu en as l'occasion. Ça prouve aux futures universités que tu peux t'adapter à un environnement différent. Et une fois à l'étranger, ne reste pas enfermé dans ta chambre à étudier. Sors et rencontre des gens. Ces conversations et ces différentes perspectives sont tout aussi importantes que les livres que tu lis.

Mon objectif a toujours été le même. Je veux finir mon doctorat et éventuellement rentrer au Kosovo. Je veux prendre ce que j'ai appris sur l'inférence causale et les politiques publiques et l'appliquer là-bas. Que ce soit en enseignant ou en travaillant avec des instituts de recherche, je veux aider à rendre nos politiques publiques plus efficaces. C'était un long voyage depuis Gjilan jusqu'à Prague, mais chaque défi en valait la peine.

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Blend
de Kosovo 🇽🇰

Durée des études

sept. 2024 — juin 2026

Master

Economics

CERGE-EI

CERGE-EI

Prague, Czechia🇨🇿

✍️ Interview par

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Ardisa de Kosovo 🇽🇰

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