```html
« Je suis une personne très proactive qui se laisse guider par les opportunités, tout en restant attachée à des objectifs précis. »
Voilà comment je me décris souvent, car mon parcours n'a jamais été une question de plans rigides. Au contraire, je saisis les opportunités à mesure qu'elles se présentent, convaincue que chacune m'apprendra quelque chose et me rapprochera de là où je suis censée être.
```
La bourse qui a tout changé
Recevoir la bourse Yayasan Khazanah Global Scholarship, dans le cadre de la sélection « Early Harvest », a été le tournant de ma vie. Contrairement au processus de candidature classique post-SPM, où les étudiants postulent à plusieurs bourses après la publication de leurs résultats, c'était l'une des rares opportunités disponibles en amont. J'ai eu la chance de la décrocher grâce aux résultats de mes examens blancs, à mes réussites extrascolaires, et après avoir passé avec succès plusieurs séries d'entretiens, le tout en plein milieu de mes examens du SPM.
Ce n'était pas tant un pari qu'un parcours unique que j'ai pu emprunter, et quand les résultats sont tombés, j'ai su qu'on m'avait offert une opportunité rare et extraordinaire. Cette bourse est l'une des plus prestigieuses de Malaisie. Elle offre un financement complet pour mes études d'A-Level au Kolej Yayasan UEM avant de m'envoyer à l'étranger pour mon diplôme de premier cycle.

Pourquoi le droit rencontre l'anthropologie : mon choix de la LSE
Au moment de choisir mon cursus, je ne voulais pas me limiter à une seule voie. Le droit en soi était attrayant, mais je voulais quelque chose avec une plus-value : quelque chose qui me permettrait de naviguer entre les structures tout en comprenant les gens. C'est pourquoi j'ai choisi le double diplôme en Droit et Anthropologie à la London School of Economics & Political Science (LSE).
C'est un programme exigeant de trois ans qui combine le raisonnement juridique avec une perspective culturelle. Contrairement à d'autres universités où les doubles diplômes peuvent durer jusqu'à quatre ans, la LSE m'a offert l'efficacité que je recherchais. Le programme correspondait à mes centres d'intérêt pour les récits, la justice et la culture mondiale : la manière dont les histoires des gens s'entrecroisent avec les structures du droit.

La création de Cemerlang : de zéro à 57 500 lecteurs
Bien avant l'université, l'une des expériences les plus marquantes de mon parcours en leadership a été mon poste de rédactrice en chef fondatrice du e-magazine Cemerlang pendant trois ans. On est partis de zéro : aucun lecteur, aucune visibilité, juste une équipe avec une idée. En 2021, le magazine a atteint plus de 57 500 lecteurs à l'échelle nationale.
Cette croissance était surréaliste, mais elle n'était pas le fruit du hasard. J'ai toujours insisté sur l'importance d'avoir une direction claire et un atout unique. Pour nous, il s'agissait de créer du contenu qui s'adressait directement aux étudiants, sans leur faire la morale. J'ai appris à diriger une équipe, à assurer la cohérence éditoriale et à créer quelque chose de durable. Cette période m'a appris la résilience et l'importance d'avoir une vision, des leçons qui me servent encore aujourd'hui dans tous les projets que j'entreprends.
Elle's Wood : semer la connaissance juridique là où elle est nécessaire
L'une de mes initiatives les plus significatives est The Elle Woods Project. Cette initiative, qui est actuellement en cours d'enregistrement auprès du Registrar of Societies (ROS), vise à combler le fossé entre les connaissances juridiques et les gens ordinaires. The Elle Woods Project est plus qu'un simple projet ; c'est une philosophie. Il s'agit de démystifier le droit
Japon : Un stage d'adaptation
L'un des moments forts de mon parcours jusqu'ici a été mon stage chez Come On Out Japan, une organisation à but non lucratif axée sur l'adaptation et l'éducation. Sur de nombreux candidats, seuls 11 étudiants ont été retenus. Pendant quatre semaines, je me suis déplacée entre plusieurs villes du Japon, comme Tokyo, Miura, Nagoya et Fukuoka, pour élaborer des programmes avec l'équipe, gérer la logistique de A à Z et collaborer avec les co-organisateurs des écoles et institutions participantes pour les étudiants japonais apprenant l'anglais.
Mes responsabilités étaient exigeantes mais enrichissantes : concevoir des modules académiques, enseigner des concepts juridiques et créer des ateliers interactifs sur les compétences non techniques. Ce que je chéris le plus de mon séjour au Japon, ce n'est pas seulement l'expérience professionnelle, mais aussi l'expérience humaine : partager des repas, rire avec les étudiants et apprendre autant d'eux qu'ils ont appris de moi.
Regard vers l'avenir : ancrée, mais ouverte
Quand on me demande ce que je compte faire, je réponds que mes projets sont ancrés mais flexibles. Je préfère laisser mes expériences actuelles me guider, permettre à la dynamique de la vie de façonner mes stratégies plutôt que l'inverse. C'est l'équilibre que je recherche : me laisser porter par les opportunités, tout en restant toujours ancrée dans mes objectifs.
Avec le recul, je vois que mes expériences ne sont pas le fruit du hasard, mais plutôt d'une volonté de saisir les opportunités et de croire en mon développement personnel. Mon histoire est encore en train de s'écrire, mais s'il y a une chose dont je suis certaine, c'est que je continuerai à suivre cette voie avec ouverture d'esprit et détermination, guidée par mes expériences, mais toujours ancrée dans mes objectifs.





