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27 avril 2026

De Pristina à Londres : Mon parcours alliant économie et science des données à l'Université de Bristol

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Lir de Kosovo 🇽🇰

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  1. Mon parcours
  2. À la frontière d'une nouvelle économie
  3. La réalité de postuler à l'étranger
  4. S'adapter à un nouveau système
  5. Passer de l'autre côté du bureau : enseignement et recherche
  6. Mes conseils aux étudiants chez moi

Mon parcours

Je m'appelle Lir, et j'ai obtenu mon baccalauréat en 2020. Comme beaucoup s'en souviennent, ce n'était pas exactement la meilleure année pour voyager ou prendre de grandes décisions de vie. J'avais de grands projets pour m'installer aux États-Unis, en Allemagne ou en France, mais la pandémie a tout chamboulé. J'ai finalement fait mes études de licence au Kosovo, à l'Université de Pristina.

Avec le recul, ce retard s'est révélé être une véritable chance. Il m'a permis de mûrir et de comprendre les vrais défis auxquels ma société est confrontée, avant de me lancer dans une culture complètement différente. Quand j'ai terminé ma licence avec les meilleures notes, je me sentais prêt pour la prochaine étape, qui m'a conduit à l'Université de Bristol au Royaume-Uni.

À la frontière d'une nouvelle économie

On me demande souvent pourquoi j'ai choisi le parcours spécifique de l'Économie avec la Science des données. Pour moi, c'était l'évolution naturelle du domaine. La façon dont nous collectons des données et utilisons l'IA a complètement transformé notre prise de décision, que ce soit dans les affaires ou dans la gouvernance. Je voulais être à cette frontière.

À l'époque, Bristol proposait un programme mixte assez rare en Europe. Je n'étudiais plus seulement la théorie ; j'apprenais maintenant à coder et à utiliser des outils statistiques pour résoudre des problèmes concrets.

Mon intérêt s'est éveillé en deuxième année de licence à Prishtina, quand je suivais un cours de science des données de CERGE-EI à Prague. Des mentors de mon université et de CERGE-EI m'ont montré que la prise de décision fondée sur les données est l'avenir.

La réalité de postuler à l'étranger

Je ne vais pas te mentir : le processus de candidature est stressant. C'est probablement la pire partie de tout le parcours, à cause de l'incertitude. Tu prépares des documents, tu passes des tests standardisés et tu navigues dans des montagnes de bureaucratie tout en essayant de terminer tes études en cours. Je suis en train de traverser tout ça à nouveau pour mes candidatures en doctorat, et ça a vraiment ravivé ces vieux souvenirs.

La lettre de motivation est la pièce la plus cruciale. Tu dois être capable d'expliquer non seulement ce que tu veux faire, mais pourquoi c'est important et où ça te mène. Au Royaume-Uni, on valorise aussi beaucoup le fait d'être une personne épanouie. Avoir de bonnes notes est une base, mais ce sont tes activités extrascolaires et ta personnalité qui te démarquent des milliers d'autres candidats internationaux.

S'adapter à un nouveau système

Quand je suis finalement arrivé au Royaume-Uni, la plus grande surprise n'était pas la culture ; j'avais grandi en écoutant du hip-hop et du grime britannique, donc je me sentais un peu chez moi. Le vrai défi, c'était le changement académique. Au Kosovo, on met beaucoup l'accent sur les cadres théoriques. On maîtrise bien le « quoi ».

Au Royaume-Uni, le niveau d'exigence pour la pensée critique est incroyablement élevé. Connaître la théorie ne suffit pas ; tu dois pouvoir argumenter pourquoi une politique fonctionne ou ne fonctionne pas. Le système de notation est aussi assez différent, et il faut un ou deux semestres pour vraiment trouver son rythme. Et bien sûr, il y a le côté personnel. Nous, les Kosovars, sommes des gens très chaleureux, très attachés à la famille. Tu ressens vraiment l'absence de cette proximité quand tu es à l'étranger.

Passer de l'autre côté du bureau : enseignement et recherche

En finissant mon master à Bristol, j'ai commencé à chercher des moyens de rester au Royaume-Uni. J'ai postulé à un poste d'assistant de recherche et d'enseignement à l'Imperial Business School. C'est un poste très compétitif ; en général, seulement une ou deux personnes sont recrutées pour tout le département.

Je me souviens clairement de ce jour d'entretien parce qu'une alarme s'est déclenchée dans ma résidence à 3 h du matin. Je me suis présenté à cet entretien à très forts enjeux presque sans dormir, avec la sensation de complètement rater les questions techniques sur la science des données et la programmation. Et pourtant, j'ai obtenu le poste.

Maintenant, ma vie est un mélange de deux mondes. La moitié du temps, j'assiste des professeurs, j'anime des séminaires et je corrige des examens. L'autre moitié, c'est de la recherche pure : collecter des données et mener des analyses statistiques pour des articles qui finissent par être publiés. C'est incroyablement gratifiant de voir l'autre côté de l'estrade.

Mes conseils aux étudiants chez moi

Si tu es en ce moment assis dans une salle de classe en rêvant d'étudier à l'étranger, mon plus grand conseil est de commencer tôt. N'attends pas la dernière minute pour chercher des bourses. J'ai pu financer mes études grâce à une combinaison d'économies et de la bourse Think Big à Bristol, mais ces opportunités ont des délais anticipés.

Je pense aussi que beaucoup d'étudiants souffrent d'un certain complexe d'infériorité. On voit ces prestigieuses institutions mondiales et on pense qu'on n'y a pas sa place. Mais ayant travaillé à Imperial, je peux te dire que nos étudiants sont tout aussi capables que les autres.

Les limites sont surtout dans notre tête. Si tu as la motivation d'apprendre les outils, surtout maintenant que l'IA rend l'information si accessible, il n'y a aucune raison pour que tu ne puisses pas réussir à Londres, à New York ou n'importe où ailleurs. Mon projet est de finalement prendre tout ce que j'ai appris ici et de le ramener chez moi pour aider à éduquer la prochaine génération au Kosovo. C'est l'objectif ultime.

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Lir
de Kosovo 🇽🇰

Durée des études

sept. 2023 — sept. 2024

Master

Economics and Data Science

University of Bristol

University of Bristol

Bristol, UK🇬🇧

✍️ Interview par

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Ardisa de Kosovo 🇽🇰

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