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14 octobre 2026

Tracer sa propre voie : le parcours de Khadijah vers la London School of Economics and Political Science

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Khadijah de UK 🇬🇧

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Mon parcours et mon profil

Salut ! Je m'appelle Khadijah Rabbani, je suis une étudiante pakistanaise et j'ai grandi entre plusieurs mondes. J'ai obtenu mon diplôme à Oryx International School, au Qatar, en 2026, après avoir suivi le programme britannique, et je suis incroyablement fière de rejoindre la London School of Economics and Political Science (LSE) pour préparer un LLB en droit.

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Une vie en mouvement

J'ai passé les onze premières années de ma vie au Pakistan avant de déménager en Turquie, où j'ai vécu environ trois ans. Au début de la pandémie de COVID-19, je suis retournée au Pakistan en raison du travail de mon père, puis j'ai fini par m'installer au Qatar, où je vis maintenant depuis trois ans.

Ces déménagements d'un pays à l'autre m'ont fait découvrir une plus grande diversité de cultures, de politiques, d'expériences et de points de vue. Alors, que se passe-t-il quand on s'installe enfin dans un nouvel endroit, pour se retrouver dans un monde qui avançait déjà sans nous ?

La nouvelle à Oryx

De façon inattendue, j'ai déménagé au Qatar en pleine période de préparation aux GCSE, pendant ma Year 11, et j'ai effectué le reste de ma scolarité secondaire à Oryx International School en raison du travail de mon père. Avec des élèves de plus de 90 nationalités, Oryx était déjà une communauté incroyablement diverse.

Mais malgré cette diversité, j'avais l'impression d'entrer dans un monde qui s'était déjà construit sans moi. Mes camarades connaissaient le fonctionnement de l'école sur le bout des doigts, préparaient leurs GCSE et avaient passé des années à nouer des amitiés et à établir leurs habitudes. De mon côté, je me retrouvais plongée dans un environnement entièrement nouveau, à chercher ma place tout en essayant de rattraper tout le monde autour de moi.

Faire mes preuves, mais auprès de qui ?

Au lycée, mon plus grand obstacle était ma tendance à me comparer sans cesse aux autres élèves et à me dévaloriser. Comme j'étais la nouvelle, j'avais l'impression de devoir faire mes preuves. Cet état d'esprit m'a poussée à me lancer des défis, et j'ai fini par devenir Head Girl, la représentante principale des élèves de mon école.

Cette expérience a eu énormément de sens pour moi, car j'étais en concurrence avec des élèves qui connaissaient l'école et ses valeurs depuis presque toujours. Être choisie pour une fonction comportant autant de responsabilités, alors que je n'étais à Oryx que depuis deux ans, a été incroyablement gratifiant.

Sur le plan scolaire, je ne voulais pas rester prisonnière de cette idée selon laquelle j'étais en retard sur tout le monde. J'ai commencé à voir chaque cours comme une occasion d'approfondir ma compréhension, plutôt que comme quelque chose que je devais rattraper. J'ai aussi pris l'habitude de ne jamais remettre mon travail à plus tard. Aussi simple que cela puisse paraître, j'ai découvert qu'en m'investissant pleinement pendant les cours, la charge de travail devenait beaucoup plus facile à gérer. Dans l'heure ou les deux heures qui suivaient la fin des cours, je reprenais ce que j'avais appris et je retravaillais les points que je n'avais pas complètement compris.

Le brouillard mental était l'un des principaux obstacles qui m'empêchaient d'obtenir les résultats que je souhaitais. Franchement, c'est en restant à jour dans toutes mes tâches et en prenant les devants que j'ai réussi à dissiper ce brouillard.

Pour les révisions, mon principal conseil serait de commencer par le programme officiel de l'organisme qui organise tes examens. Il donne un aperçu clair de ce que tu es censé connaître. Je travaillais aussi sur les sujets des années précédentes, en m'appuyant sur ce programme et sur les thèmes que j'avais étudiés.

Construire mon dossier

Aux GCSE, j'ai obtenu sept 9, deux 8 et un 7. J'ai ensuite obtenu quatre A aux AS Levels en gestion d’entreprise, économie, histoire et psychologie.

J'ai obtenu les meilleures notes de ma promotion. En poursuivant avec les A-Levels, j'ai décidé de me lancer un défi en choisissant des matières que je n'avais jamais étudiées auparavant. Assez curieusement, la gestion d’entreprise, la psychologie et l'économie ont fini par être les trois matières dans lesquelles j'ai reçu des distinctions nationales et internationales : une reconnaissance nationale en psychologie, et internationale en économie et en gestion d’entreprise, dans le cadre des Pearson Edexcel Outstanding Pearson Learner Awards.

J'ai également reçu le Dux Scholaris Award, la plus haute distinction remise par l'école à la fin de la scolarité. Elle récompense le meilleur élève de la promotion pour ses résultats scolaires exceptionnels et ses contributions à l'école.

Lorsque j'ai postulé à l'université, les points forts de mon dossier étaient surtout mes résultats scolaires et les activités qui me permettaient d'approfondir mes intérêts académiques en dehors des cours. Dans mon cas, j'ai fait l'effort d'explorer le droit au-delà de ce que j'apprenais à l'école, en lisant plusieurs livres et articles sur le droit pénal, la responsabilité civile extracontractuelle et le droit public. Cela m'a aidée à mieux exprimer mon intérêt pour cette discipline dans mon essai personnel.

En parallèle, j'ai compris qu'une expérience n'a pas forcément besoin d'être directement liée au diplôme que tu vises pour être utile. Ce qui compte, c'est de savoir identifier les compétences transférables et les relier à tes centres d'intérêt. Par exemple, pendant mon stage dans le domaine de l'environnement à WWF Pakistan, j'ai découvert les cadres réglementaires et les lois qui influencent les politiques environnementales. Même si cette expérience ne se limitait pas strictement au droit, j'ai pu relier ce que j'avais appris à mon intérêt pour ce domaine.

En dehors des études, j'ai assumé plusieurs fonctions de responsabilité : Head Girl de mon école, secrétaire générale de notre conférence MUN et présidente fondatrice du club de débat. J'ai aussi participé à des concours locaux de gestion d’entreprise, à des défis d'innovation, à des concours de rédaction et à des procès simulés.

Un monde au-delà de la salle de classe

Pendant mon stage juridique chez Orr, Dignam & Co au Pakistan, ma journée commençait généralement à 8 h et se terminait à 17 h. Je travaillais dans un espace de bureau individuel, avec mon propre matériel, prête à accomplir toute tâche qu'on me confierait. Chaque jour, un avocat ou un avocat stagiaire chargé de me former me donnait une mission, en m'accordant généralement deux jours pour la terminer, tant le travail pouvait être détaillé. On m'avait aussi conseillé de garder un carnet avec moi tout au long de la journée pour noter les points importants et mes observations.

L'une de mes missions consistait à étudier la loi sur la concurrence de 2010 du Pakistan, ce qui signifiait parcourir près de 400 pages, repérer les informations pertinentes et les appliquer à la situation qu'on me demandait d'évaluer. À d'autres moments, je préparais des notes de conseil pour les clients sur la meilleure façon d'aborder un problème donné ou de mener des vérifications de diligence raisonnable au sein de leurs entreprises, tout en respectant le cadre juridique du pays.

Comme ces tâches demandaient beaucoup de lecture et une analyse détaillée, j'y consacrais presque toute la journée. Une fois mes recherches terminées, je rédigeais ma note de conseil et la soumettais à l'avocat pour qu'il la relise et me fasse part de ses remarques. Cette expérience m'a ouvert les yeux sur la quantité de recherches minutieuses et de réflexion qui précèdent ce qui deviendra, au bout du compte, un conseil juridique concret.

En dehors de ces missions, j'ai aussi eu l'occasion de déjeuner avec des associés et des avocats. Nous parlions de leurs expériences, de leurs parcours professionnels et de la réalité du travail dans le domaine juridique. Ces conversations m'ont apporté des perspectives sur le droit que je n'aurais pas pu acquérir uniquement dans un manuel.

Le chemin vers LSE

Le Qatar est un pays formidable pour les études supérieures. Cependant, compte tenu de mon intérêt pour le droit, je ne pensais pas qu'il correspondait le mieux à ce que je voulais étudier. Beaucoup des universités que j'avais découvertes accordaient davantage de place à la technologie, à la médecine et à d'autres domaines scientifiques et techniques, tandis que les sciences humaines étaient moins présentes. C'est pour cette raison que j'ai décidé de chercher une université en dehors du Qatar.

Pendant le processus de candidature, l'une de mes mentores était une amie de la famille qui exerçait comme avocate au Pakistan. Grâce à elle, j'ai pu découvrir à quoi pouvait ressembler un CV professionnel et recevoir des conseils pour entrer en contact avec des professionnels du droit. À part cela, j'ai mené mes démarches de candidature de façon autonome. Je n'ai pas recherché de ressources en ligne ni fait appel à des services professionnels d'accompagnement aux candidatures, même si j'encouragerais les élèves à explorer les ressources à leur disposition. À l'époque, je ne savais tout simplement pas combien d'aide était disponible sur Internet.

Par l'intermédiaire d'UCAS, j'ai reçu des lettres d'admission de quatre universités :University of Warwick, Durham University, University of Glasgow et London School of Economics and Political Science (LSE). Au départ, j'avais postulé à Cambridge pour me mettre au défi et voir si je pouvais y être admise. Mais même lorsque je postulais ailleurs, LSE a toujours occupé une place particulière pour moi : c'était l'université que je souhaitais finalement rejoindre.

Plusieurs raisons m'ont poussée à choisir LSE.

D'abord, sa situation au cœur de Londres a beaucoup compté. Londres accueille de grands cabinets d'avocats comme Linklaters, Clifford Chance, Clyde & Co et bien d'autres. J'aimerais beaucoup découvrir un environnement aussi dynamique, où je peux construire ma carrière tout en étudiant à temps plein à l'université.

Je ne voulais pas non plus choisir une université uniquement pour son prestige. Même si les étudiants en tiennent naturellement compte, je m'intéressais davantage à la qualité et à la spécialisation de l'enseignement que j'allais recevoir. La solide réputation de LSE dans les sciences sociales et son approche rigoureuse de la recherche et du travail universitaire ont confirmé ma décision.

Surtout, j'ai été attirée par la façon dont LSE abordait l'enseignement et le monde académique. La profondeur et la précision des recherches, la rigueur du travail demandé, le développement de la compréhension et des compétences des étudiants, ainsi que l'importance accordée à la réflexion autonome correspondaient exactement à ce que je recherchais dans des études de droit.

Ce que j'aimerais dire à celle que j'étais en Year 10

Ne compare jamais ton parcours à celui de quelqu'un d'autre. À force de penser que j'étais en retard, j'ai fini par m'en convaincre. Tu arriveras là où tu dois aller tant que tu ne te mesures qu'à une seule personne. Toi-même. Peu importe à quel point quelqu'un d'autre a avancé dans son parcours, cela n'enlève rien à ton potentiel ni à tes capacités.

Les paroles négatives que l'on se répète finissent forcément par prendre de la place dans la vie réelle. Si tu veux évoluer en tant que personne, en tant qu'élève ou sur le plan intellectuel, quelle que soit la forme que cette évolution prenne, tu ne peux pas y parvenir si tu es constamment négatif envers toi-même.

Londres, me voilà

Je ne sais pas encore à quoi ressemblera ce prochain chapitre de ma vie. Mais je veux vraiment évoluer sur le plan personnel. Je veux pouvoir découvrir des environnements différents de ceux auxquels je suis habituée. Je veux me développer professionnellement en parallèle de mes études et découvrir le milieu grâce aux journées portes ouvertes, aux événements destinés aux étudiants de première année et aux cabinets d'avocats.

Pour l'instant, j'ai hâte de voir où ce nouveau chapitre me mènera.

Graduation Cap
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Khadijah
de UK 🇬🇧

Durée des études

sept. 2026 — juil. 2029

Bachelor

Bachelor of Laws

The London School of Economics and Political Science (LSE)

The London School of Economics and Political Science (LSE)

London, UK🇬🇧

✍️ Interview par

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Elyssa Crizielle de

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